Ressources : migrants, exilés, réfugiés

Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe.

Jules Renard
Dans cet audio vous entendrez la recommandation de lecture d’Inès Mesmar (son livre favoris) tiré du 1er épisode du Podcast

Cette citation m’a de suite inspiré dans le sens où chaque action que je fais, chaque rencontre, chaque échange, chaque jour que l’on vit laisse une graine qui va assurément germé. Cette graine, prendra le temps qu’il lui faudra mais sa présence ne disparaitra jamais. Les invisibles, c’est cela, c’est l’envie de vous partager des graines, sur différents sujets, différents domaines qui pourront germé ou pas mais qui seront là. Dans le premier épisode, je vous ai présenté Inès Mesmar, la fondatrice de la Fabrique Nomade. Inès, c’est une enfant d’immigrés, une enfant qui a découvert que sa maman avant d’arriver en France avait une histoire, une identité et un métier. Métier qu’elle n’a pas jugé nécessaire de continuer en France tant ce nouveau pays ne semblait pas ouvert à reconnaître ses compétences. Qu’en est-il de la reconnaissance de l’autre ? Cet autre humain, cette autre personne ? Les témoignages, les lectures sont à mon humble avis, une façon de poser des mots sur certains maux de notre société. De les rendre plus tengibles, et réels pour ceux et celles qui ne vivront jamais de telles expériences. Je tâcherai de vous partager des ressources diverses et variées toujours dans le but d’aller plus loin, et de devenir des Hommes plus ouverts à autrui. Nos différences sont nos plus grandes forces, sachons le reconnaître.

Avec la collaboration des éditions de l’aube, je vous présentes 10 ouvrages à découvrir, des témoignages, des essais, là pour nous laisser une graine que nous avons le choix de faire germer. Pour plus d’informations, ou l’achat d’un livre je vous inviterai à cliquer sur la couverture de celui-ci !

N’hésitez surtout pas à donner vos avis ou si vous avez des recommandations de lectures, de films, de documentaires, d’articles, etc. Laissez un commentaire ou contactez moi 😀

Bonne Lecture !

« Je suis immobile. Je suis à plat ventre. Je vais mourir cette nuit, demain peut-être. Je suis épuisé. Je suis seul. » Ainsi commence le récit de Victor Eock, un Camerounais qui a traversé l’Afrique pour venir en Europe – un périple de 22 mois. Sur son chemin, il a été torturé, racketté maintes fois, s’est retrouvé prisonnier, a vécu dans des conditions inimaginables, a rencontré la violence… mais aussi la bonté. Désormais en France, il a souhaité raconter son histoire au journaliste Nicolas Balu. De sa pauvreté au passage de Melilla, de la corruption dans son pays d’origine au règne des passeurs, il dit tout, sans fard, et envoie un message aux deux continents. Un témoignage authentique et poignant.

« C’est à une recherche de l’origine de nos idées présentes sur l’étranger que ce petit livre invite. Connaître ce qui nous attache à la nation, c’est se connaître, et donc mieux garder son sang-froid lorsque le monde change. » (Hervé Le Bras) Comment naît la crainte récurrente de l’immigration perçue comme une invasion ? Comment intègre-t-on, ou plus exactement, comment ­assimile-t-on, des étrangers ? Et quels étrangers ? Pourquoi l’attitude vis-à-vis du sol et du sang, par conséquent la conception ­d’appartenance nationale, a-t-elle été modifiée ?   « Un petit essai plein de verve. » André Burguière, Le Nouvel Observateur   « Un texte stimulant qui invite à repenser sérieu­sement la nationalité. » Le Canard Enchaîné

De jeunes gens miséreux dans les rues de Niamey. Des  c­adavres de migrants africains échoués sur les plages d’une Oran devenue tombeau des désespérés. ­ Ahmed Tiab ­s’interroge : comment les premiers deviennent-ils les ­seconds ? L’enquête mènera le commissaire Kémal Fadil au cœur d’une organisation de trafic d’êtres humains entre ­Maghreb et Europe. Sa route croisera l’histoire de son propre pays, toujours en proie à ses vieux démons, et celle d’une jeune femme, qui a laissé le sien – le Niger – ­derrière elle. Lui essaie de démanteler une filière mortifère, avec l’aide de ses collègues marseillais. Elle se bat pour survivre et fuit une existence sans avenir. La force de ce polar réside notamment dans ce double récit, celui de l’enquête du policier qui déroule les fils d’un système bien huilé et celui de la traversée, longue et douloureuse, d’un Sahara devenu théâtre où se jouent les destins, avec pour horizon le bleu de la Méditerranée.

Le risque de décès par Covid-19 a varié de 1 à 170 selon le département considéré tandis que le taux de pauvreté s’étend seulement de 1 à 3, de même que la proportion de personnes âgées. Le pourcentage d’immigrés d’Afrique par département passe de 0,3 à 11,2, sans rapport avec la proportion d’ouvriers qu’ils sont censés constituer. Le Pas-de-Calais, siège du deuxième plus fort score de Marine Le Pen en 2017, est l’un des trois départements où la proportion d’immigrés est la plus petite.Dans tous ces cas, les différences sociales sont secondaires aux deux sens du terme : elles viennent à la suite des différences géographiques et elles sont bien plus faibles que celles-ci. À l’aune de ce constat, cet ouvrage d’Hervé Le Bras réexamine des questions sensibles telles que l’extension de l’épidémie, le risque de « submersion » africaine, celui d’un « grand » remplacement ou encore l’origine et la nature des demandes d’asile. Passionnant.

En ces temps tumultueux, il est utile de lire – ou de relire – ce petit livre de Benjamin Stora. Dans un dialogue limpide avec le journaliste Thierry Leclère, Benjamin Stora nous interroge : ­comment se vivre comme descendant ­d’esclaves, ou encore comme fils ou fille de colonisés ? Ce choc des mémoires est-il une rumination vaine du passé ou, au contraire, une relecture « thérapeu­tique » de l’histoire ? Qu’est-ce qu’être Français, aujourd’hui ? Des sujets au cœur de notre actualité, suivis d’un récit âpre et mélancolique, Algérie 1954, qui relate les dernières heures, cruciales, de ­l’Algérie française. Une réflexion toujours aussi ­percutante.

« Ce recueil couvre quatre décennies de mon immigration. Une immigration “choisie” non pas au sens où l’entendait Nicolas Sarkozy, mais au sens premier du terme : mon départ du pays, l’Algérie, ne fut ni une émigration économique ni un exil politique. Il fut dicté par un besoin impérieux d’un ailleurs, d’une quête existentielle. Comme si, l’indépendance ne suffisant plus, il me fallait la liberté. Celle de dire et de se dire. Suprême paradoxe : ce fut la langue qui décida de la destination…
Ces chroniques retracent un parcours de vie, le cheminement d’une pensée, celle d’un immigré qui, sans rien céder de sa liberté et de son esprit critique, se découvre (sous le regard narquois de son propre fils, Français de souche… nouvelle) plus intégré qu’il ne se pensait. » Salah Guemriche

Victoire des nationalistes, influence du clanisme, populations immigrées : ce livre décortique et analyse la situation sociale et politique de l’Île de Beauté.
Objet d’une première édition en 2017, l’ouvrage est actualisé suite aux dernières élections qui ont vu les nationalistes l’emporter. Jérôme Fourquet dresse, chiffres à l’appui, le portrait d’une Corse confrontée, comme le reste de la société, à la question de l’altérité – par exemple en démontrant que, rapporté à la population insulaire, le nombre d’actes antimusulmans enregistrés sur l’île atteint des proportions inégalées.
Nationalisme, clanisme, immigration constituent les mots-clés de cette analyse fine et passionnante.

« Lampedusa est devenue un îlot d’espoir pour les damnés de la mer, et un miroir pour l’Europe et ses valeurs. Guido Nicolosi nous offre un ouvrage très intéressant, car pour traiter des drames des migrants et des réfugiés qui débarquent dans des conditions dramatiques au sud de l’Italie, il considère les imaginaires et les représentations sociales des acteurs et des observateurs, notamment des médias. À la carte territoriale et physique, Guido Nicolosi superpose les cartes mentales. Telle est la grande originalité de sa démarche qui confronte les imaginaires des acteurs à différents niveaux. » Pierre Musso   « Le livre de Guido Nicolosi s’ouvre sur le drame lui-même, sur la tragédie vécue et restituée par l’enquête. Comment les habitants de l’île pourraient-ils sortir indemnes d’une telle expérience ? Le drame de Lampedusa et des ­nau­fragés est l’occasion d’une réflexion sur les migrations et les questions de territoire. » Valérie Souffron

Titto et Neto partagent une même tendresse pour leur grand-mère. Un même attachement à leur village, ­perdu dans les montagnes du Piémont italien. Une même ­admiration pour le maître d’école, qui n’a de cesse de les voir s’ouvrir au monde. De mêmes émois amoureux avec Angiolina. Et un même travail saisonnier, qui les emmène, avec leurs aînés, dans la vallée alors que ­l’Histoire gronde, sous la montée du fascisme dans une Italie divisée… Un lumineux roman de l’Italie rurale.

« C’est à une recherche de l’origine de nos idées présentes sur l’étranger que ce petit livre invite. Connaître ce qui nous attache à la nation, c’est se connaître, et donc mieux garder son sang-froid lorsque le monde change. » (H. L. B.) Comment naît la crainte récurrente de l’immigration perçue comme une invasion ? Comment intègre-t-on, ou plus exactement, comment ­assimile-t-on, des étrangers ? Et quels étrangers ? Pourquoi l’attitude vis-à-vis du sol et du sang, par conséquent la conception d’appartenance nationale, a-t-elle été modifiée ? « Un petit essai plein de verve. » André Burguière, Le Nouvel Observateur« Un texte stimulant qui invite à repenser sérieu­sement la nationalité. » Le Canard Enchaîné

Pour plus de Ressources :

  • Lectures Sur la Migration – l’exile – les Réfugiés tirés du site Babelio (liste non exhaustive de livres sur ces différents thèmes).
  • Films /Docu/ Médias/ Podcasts : http://reseau-amy.org/limmigration-en-question/ – http://reseau-amy.org/des-films-sur-les-migrations/ – https://www.migrants-info.eu/documentaires-videos/ – Youtube est également une mine d’or ainsi que Arte.tv, France Culture
  • Articles : Le Parisien /
  • Associations :

L’association est créée en 2015 par Yann Manzi, un régisseur de camping qui participait notamment à l’organisation du festival des Vieilles Charrues, son épouse et son fils Gaël, à leur retour dans le Morbihan de trois semaines d’observation de la Jungle de Calais. En 2020, l’association revendique 200 bénévoles par jour, huit antennes, une quinzaine de salariés, 25 volontaires en service civique, environ 400 hébergeurs citoyens et près de 18 000 adhérents.

Le collectif SMW assure nourriture, info et chaleur humaine aux exilé-es et personnes à la rue ; il informe et alerte sur la situation des camps du Nord de Paris.

Né entre voisins en novembre 2016, habitants de tout âge, toutes conditions et de toutes les couleurs de la race humaine notre collectif organise la solidarité dans la capitale et dans les banlieues ou l’on tente de rejeter les « indésirables ». Nous invitons les Parisiens et les citoyens du monde à se joindre à notre action pour préserver la vie et la dignité, pour que moins de personnes meurent de froid, de faim de maladie ou de désespoir… Pour que moins soient réexpédiés dans leur pays sans avoir pu déposer de demande d’asile. Eux c’est nous ! On ne peut vivre au milieu de tant d’injustice et de renoncements et penser que cela ne nous concerne pas, et ne nous affecte pas ! (Surtout quand l’histoire nous apprend que ce qu’on fait aux étrangers un jour finit toujours par retomber sur les autochtones ) C’est pour notre propre dignité, notre propre humanité et nos propres droits que chaque jour, en dépit de toutes les difficultés, nous renouvelons ensemble ce défi. Nos actions :- distribution de repas et de denrées de première nécessité- rendre visible les exactions quotidiennes que l’on essaie de cacher : coups, gazage, lacérations de tentes, vol des affaires personnelles, tentative d’interdiction et de criminalisation de l’aide….- mobilisations pour interpeller les pouvoirs publics afin que les réfugié.e.s soient accueillis de manière décente, que la loi, les conventions internationales et les droits humains soient respectés- distribution quotidienne de chaleur humaine, de sens, de dignité et de rires- soutien aux associations présentes sur le terrain (maraudes, aides juridique et médicale)- organisation de débats et de fêtes.

Le projet Refugee Food est né en 2016 de citoyens souhaitant se mobiliser pour l’accueil et l’insertion des personnes réfugiées dans leur ville, à Paris. Après avoir traversé 18 pays pour découvrir la cuisine populaire auprès de dizaines d’hommes et de femmes à travers le monde, Marine Mandrila et Louis Martin (fondateurs de l’association Food Sweet Food, porteuse du projet) ont pris conscience que la cuisine permet de rapprocher les gens, les cultures, briser les stéréotypes, et que c’est un formidable levier d’intégration. En pleine “crise migratoire”, ils ont voulu prendre le contre-pied des discours misérabilistes et anxiogènes à l’égard des réfugiés qui fuient persécutions ou conflits pour sauver leur vies. L’idée initiale est simple : proposer des collaborations culinaires entre des cuisiniers réfugiés et des restaurateurs, et ainsi donner à voir leurs talents, leurs cultures.

La Team du Coeur est une association loi 1901 reconnue d’intérêt général qui vient en aide aux exilé.e.s à la rue..

Après plus d’une année passée sur le terrain à aider les réfugiés des campements du Nord de Paris, trois femmes, Aïcha, Sabrina et Clémentine créée l’association la Team du Coeur en novembre 2019

Un seul but pour des actions multiples : apporter notre aide aux réfugiés que nous croisons sur les campements nord parisiens.

Et c’est dans cette optique qu’Océane et ses acolytes adoptent ce nom. « On voulait évoquer la nuit, le fait d’être conscient de la situation, mais surtout la nécessité de ne jamais baisser la garde ». Représentant « trois personnes qui marchent sans que l’on sache si ce sont trois potes qui vont en soirée ou trois migrants dans la rue », le logo réunit symboliquement les jeunes qui sortent et les exilés coincés à l’extérieur. Site

Médias :

Origines.tv , La websérie qui explore les histoires d’immigrations.Un dimanche sur deux, un·e immigré·e livre son histoire, raconte son rapport à son pays d’origine et à la France et transmet un témoignage précieux qui sans aucun doute mérite d’être pérennisé. 


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